samedi 12 mars – H

BLUES PILLS + WHITE MILES

TA : 13 • TR : 14 • PT : 16 • SP : 19 • TU : abonné plein reduit sur-place

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Dans La Femme Piège d’Enki Bilal, les « Pilules bleues » (Blue Pills) effacent peu à peu la mémoire. Ici, bizarrement, c’est exactement l’inverse. Emmené par la magnifique Elin Larsson, improbable synthèse entre un Chris Robinson au féminin (Black Crowes), une Grace Slick soul et une Janis Joplin sobre, ce quartet franco-américano-suédois est peut-être la meilleure chose qui soit arrivée au “revival rock seventies” depuis la mort de John Bonham et le crash de son Zeppelin. Pendant que la charismatique blonde suédoise tisse ses incroyables volutes vocales, confortablement posée sur sa rythmique américano-suédoise en béton (Zack Anderson de Radio Moscow et André Kvarnström) et les zébrures de la guitare wha-wha virtuose du jeune français Dorian Sorriaux, la musique incandescente de Blues Pills récite son bréviaire blues-rock-soul-psychédélique, comme d’authentiques voisins de chambrée du Fleetwood Mac originel, de Cream et du Jefferson Airplane. Aussi têtu et revivalist, mais bien plus rythm’n blues et sentimental que leur camarade de label Kadavar (qu’il a d’ailleurs aujourd’hui largement dépassés dans les charts allemands, suisses et autrichiens), en tournée incessante depuis trois ans, et après son passage au Hellfest en 2014, Blues Pills débarque pour poursuivre sa conquête de l’ouest de l’Europe. On a connu bien pire en matière de pilules, comme d’invasion.