samedi 05 novembre 2022 – 20H00

COME ON PEOPLE WEEK

BORN BAD RECORDS À 15 ANS

ZOMBIE ZOMBIE + CANNIBALE + VOX LOW

Rock
Électronique

TA : 19€ • TR : 20€ • PT : 22€ • SP : 25€

Grande salle

Debout

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COME ON PEOPLE WEEK : le temps fort autour des musiques rock, dans leur plus grande diversité !

PASS WE – 3 concerts => 35€ > RÉSERVATION ICI
(soirée du 4/11 THE NOTWIST, HEIMAT, DANIEL PABOEUF + 5/11 ZOMBIE ZOMBIE, CANNIBALE, VOX LOW + 6/11 JON SPENSER AND THE HITMAKERS, MIËT)

ZOMBIE ZOMBIE

Ca devait arriver. Ils sont allés trop loin. A force de digger à rebours dans les bacs italo-disco, ils ont fini par remonter jusqu’à l’antiquité. Résultat, ça chante en latin, et ça chante beaucoup. Jusqu’ici Zombie Zombie poussait la chansonnette pour des reprises de Iggy Pop, Sun Ra ou New Order. Là, ils ont construit de longues progressions harmoniques, dans lesquelles se promènent Angèle Chemin, soprano rompue au contemporain barré, et Laura Etchegoyhen, couteau suisse d’origine basque qui avait déjà dirigé les choeurs sur la B.O. L’heure de la sortie (2019).
Ca diphtongue sec dans le vocoder, et niveau prononciation, c’est pas l’approche pseudo-romaine qui a été choisie mais le latin à la française, sans chichis.
Aussi distingués qu’ils soient tous les trois, ils ont pas non plus fait leurs humanités chez les Jésuites. Leur nouveau label Born Bad n’a pas signé de partenariat avec la ligue de préservation des langues anciennes, alors on leur a posé la question : pourquoi ? « Envie de rester mystérieux, de passer des messages cryptiques, de se replonger dans une langue d’un autre temps, comme les moines copistes du Moyen Age ». Et à la manière de leurs ancêtres encapuchés, ils font un peu ce qu’ils veulent avec les textes, et ils rajoutent des enluminures porno dans les coins, pour qui sait écouter de près.

ZOMBIE ZOMBIE
CANNIBALE

CANNIBALE

Un jour, il faudra sérieusement se pencher sur le sujet. Peut-être sortir une étude anthropo-ethno-socio-musicologique. Comprendre comment, depuis un salon de l’Aigle, Cannibale a poli un son à mi-chemin des Caraïbes, de la scène garage de la côte ouest américaine des années 1960 ou du Brésil de Tropicalia.
Ces derniers temps, ils ont « appris à ne rien faire ». En ne faisant rien, ils ont composé leur troisième album, Life is Dead. Pas de doute, les influences, le son et le sceau Cannibale sont là et impriment une nouvelle fois instantanément. Et à l’ère du post-tout, ce Life is Dead sonnerait bien comme du post-Cannibale. Mijoté, rongé jusqu’à l’os, tout dans ce disque apparaît plus précis, plus macéré.

VOX LOW

Vox Low, cette bande de blousons noirs de la Porte de St Ouen, officie avec Jean-Christophe Couderc (voix et synthé), Benoit Raymond (basse mythique, guitare et synthé) rejoint ensuite par Mathieu Autin (batterie de l’enfer et percussions vaudous) et Guillaume Léglise (Guitare SG saignante et synthés aussi) pour la mise en place du live.
Car pour Vox Low, la représentation scénique est un acte fondateur du groupe. Cela tient même à de la pure cérémonie et c’est ce qui a vite donné au groupe son aura culte. Voir le combo parisien sur scène est un acte de foi, une célébration des forces du mal. A mille lieues des lives paresseux sous Ableton, Vox Low sur scène c’est une version acid-house de Jesus & Mary Chain. Après avoir été la coqueluche d’Andrew Weatherall (qu’ils ont remixé), s’être fait remixés par l’ange noir Ivan Smagghe et avoir signé des maxis sur le label techno de Jennifer Cardini ou le superbe label Evrlst, Vox Low débarque maintenant sur un label à l’attitude effrontément rock’n’roll. Et c’est juste logique, car c’est un des rare groupe à avoir su surfer avec classe entre les influences sixties-rockabilly et la techno froide et minimale du côté de Cologne ou de la Zoologischer Garten Station de Berlin.

VOX LOW