mercredi 26 mars – H

SEUN KUTI & EGYPT 80 + EPIQ

TA : 17 • TR : 18 • PT : 20 • SP : 23 • TU : abonné plein reduit sur-place

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Bien sûr, dans le jeu des sept familles du « je voudrais », SEUN ANIKULAPO KUTI se pose un peu là. Demi-frère cadet de Femi et dernier fils de qui l’on sait, le trentenaire nigérian, un sax ténor toujours à portée de main, poursuit l’œuvre musicale et politique de son père, avec le même groove inné et la même voix enragée. Armé du groupe de cuivres d’origine de papa Fela (Egypt 80) reconstitué à sa mort en 1997, les yeux rivés sur l’état du monde et de son continent, SEUN bâtit cependant sa propre histoire en injectant de bonnes doses de hip-hop, de soul et de jazz dans son incandescente fusion afrobeat. Sur A Long Way to The Beginning, troisième album à l’humeur offensive, il invite la chanteuse Nneka, les rappeurs de Blitz The Ambassador, et peaufine ses arrangements en ouvrant son spectre sonore avec le piano de Robert Glasper et le vibraphone de David Neerman.

L’Afrobeatse conjugue au présent et poursuit son chemin en perpétuant l’image récurrente de ce poing fermé et vengeur. Dans les shows explosifs de SEUN, rayonnant au milieu de son big-band de quatorze musiciens, cuivres, percussions et chœurs réveillent le fantôme du grand homme de Lagos, avec une énergie et un sens de la fête salvatrice qui nous prévient que la dynastie Kuti ne semble pas prête de s’éteindre.

EPIQ est un ovni. Le duo instrumental rock original s’est mué en trio afro world punk depuis peu. A la basse et aux interludes dadaïstes œuvre Laurent Paradot (Ex Gâtechien, Headcases et au- jourd’hui La Parade), aux fûts et cymbales cogne Mathieu Gazeau (Ex Headcases aujourd’hui Mars Red Sky…) et au balafon intervient l’étrange et habile nouveau venu répondant au sobriquet de Bunard. Une EPIQue aventure expérimentale.

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/// NAVETTE RETOUR GRATUITE //La Sirène =>Place de Verdun =>Techoforum // Départ : 00H15 ///