jeudi 30 janvier – H

THE MYSTERY LIGHTS + SLIFT

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Dans la foisonnante nébuleuse du garage-rock américain, les fougueux Mystery Lights, de Salinas (Californie), ont converti dès leur exil à New-York leur originalité et leur son en une signature chez Daptone Records (via leur label dédié au rock, Wick Records) et des tombereaux de concerts en clubs et en festivals.

Cathartique, fiévreuse, ouverte et inspirée, leur musique au groove racé a encore gagné en subtilité et en raffinement sur les onze titres complexes et torturés de Too much Tension. Enregistré entièrement en analogique à Brooklyn dans les studios Daptone de The House Of Soul, ce deuxième album éclectique pousse Michael Brandon et Luis Alfonso dans d’autres retranchements. Avec ses étranges synthés empruntés à Suicide, ses licks garage-punk réverbérés tout droit sortis des compilations Nuggets et cette délicatesse mélodique faisant le grand écart entre les Kinks et Television, la stricte filiation MC5, Velvet Underground, The Fall prend un peu de plomb dans l’aile et s’envole paradoxalement vers des sommets de créativité. Un genre de vertige rock’n’roll halluciné, les deux pieds solidement plantés dans son histoire.

Les Toulousains électriques de Slift inventent, sur le fil de la fureur sonique de leur space rock hallucinogène, d’autres horizons à la musique de Ty Segall, Oh Sees ou Can. À grands coups de références à la science-fiction, d’usage insensé de la fuzz, de la wha-wha et des voix flottantes, le psychédélisme du trio des frères Fossat part à la découverte de la planète inexplorée. En attendant leur troisième album à sortir sur l’excellent label bordelais Vicious Circle, Slift a enchanté et retourné les dernières Transmusicales de Rennes.